Oxymore et Beurre salé

Bienvenue !

 

beurre

 

Une petite présentation s'impose...

Depuis toujours, je dévore les livres avec une frénésie qui frise la boulimie.

Ma PAL* s'apparente un peu à la vitrine de la pâtisserie qui se trouve à deux pas de chez moi (argh) où je m'arrête souvent de temps en temps pour acheter quelques douceurs. Que choisir... Une valeur sûre ? Une bouchée régressive ? Une audacieuse création ?

Oui, la littérature se déguste, tantôt délicieuse et sucrée, tantôt piquante ou douce et même parfois amère.

J'ai envie de partager avec vous mes lectures et les recettes qu'elles m'inspirent, et que vous puissiez ajouter aussi votre grain de sel.

A part cela, je suis aussi l'heureuse maman de trois petits choux de 7, 6 et 2 ans, et comme ils ont hérité des gourmandises littéraires et culinaires de leur maman, vous entendrez aussi parler d'eux...

A très vite !

Gaëlle

 

*PAL = Pile A Lire

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25 juin 2017

Intelligences, Deux zéros et demi, Enquête aux volets bleus..etc

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D'emblée je dois dire que certains des ouvrages dont je vais vous parler auraient mérité plus que les quelques mots dont je vais les gratifier. Malheureusement, comme vous l'aurez constaté je manque cruellement de temps actuellement pour chroniquer, et même pour lire. Cela revient néanmoins, et me trouvant clouée au lit aujourd'hui (non non, je n'ai pas abusé du caramel), je vous propose un point sur mes dernières lectures.

Intelligences, de Jean-Luc Espinasse

Merci à IS Editions pour ce roman, que j'ai dévoré malgré quelques clichés, à mon sens, au sujet de la banlieue. En dehors de cela, j'ai trouvé l'idée très bonne, et y ai retrouvé quelques émotions du magnifique roman de SF Des fleurs pour Algernon. Intelligences devrait ravir les fans de SF et de romans d'anticipation, sur fond de réflexions politiques, humaines et...extra-terrestres. A déguster avec un petit plat moléculaire (vues sur le net, des tartelettes à l'air d'ananas que j'ai bien envie d'essayer)

Deux zéros et demi, de Guillaume Lecler

Voici le genre  d'O.L.N.I dont je suis friande, et qu'il est rare de savourer en France : un bon roman de fantasy humoristique. J'ai eu vraiment plaisir à retrouver chaque soir la plume satirique de Guillaume Lecler, pour des aventures loufoques au coeur d'un moyen-âge fantastique. Le tout m'a paru parfois un peu longuet, mais on passe un très bon moment avec cette lecture légère, enfin peut-être pas toujours tant que cela...à réserver aux fans de fantasy, comme à ses détracteurs, qui trouveront ici de quoi se réjouir avec les clichés des héros invincibles du genre. Idéal avec une tourte aux pigeons, sauf si c'est Georges RR Martin qui régale (GOT joke).

Enquête aux volets bleus, de Kate Oliver

Mes remerciements chaleureux à IS Editions pour la découverte de ce livre, auquel je n'ai malheureusement pas accroché. La couverture ne me disait déjà trop rien, et la lecture n'a fait que confirmer mon ressenti. Je n'ai adhéré ni aux personnages, ni à l'intrigue, et l'ayant lu il y a quelques semaines j'ai même du mal à en extraire des souvenirs. Toutefois je pense que ce roman peut trouver ses lecteurs, parce qu'il est bien écrit. A déguster avec une poelée de salsifis (bah oui, moi j'aime pas ça mais vous peut-être).

Druide, d'Olivier Peru

Ahhh, longtemps que je n'avais pas lu un bon gros pavé de fantasy ! Druide a tout pour plaire aux fans du genre, et personnellement je me suis régalée. Il est question de...druides évidemment, du bien, du mal, de sa frontière toujours si mince et floue, à l'image de la mystérieuse Cicatrice qui parcourt le pays...Pas un coup de coeur, mais pas loin ! A savourer avec une bonne viande fumée aux aiguilles de pin.

Le premier sang, de Sire Cédric

Je connais cet auteur depuis un certain temps, populaire qu'il est de par son talent et sa grande gentillesse (très bon acteur également, souvenir d'une murder party de folie aux QDP 2017) mais finalement j'ai lu peu de ses livres, surtout par peur du trop morbide. Fort heureusement, j'avais fini par sauter le pas avec De fièvre et de sang, et c'est tout naturellement que je me suis tournée vers sa suite, Le premier sang. On y retrouve Eva Svärta en proie aux flammes, à ses démons intérieurs et...extérieurs, dans un thriller haletant, mélangeant parfaitement polar et surnaturel. Une grande réussite pour l'un des meilleurs auteurs de thrillers de sa génération. Un régal, qui se mariera parfaitement avec une belle pièce de boeuf grillée (argh je suis horrible).

Au nom de l'Art, de Cetro

Ceux qui me lisent régulièrement savent que je suis fan de cet auteur, qui nous délecte à chaque livre de son humour, sa noirceur, et son extraordinaire maniement de la langue française. Une fois n'est pas coutume, j'ai eu un peu plus de mal à entrer dans ce livre, en revanche une fois lancée, il ne m'a plus été possible de quitter Soraya ni les autres personnages de cette histoire glauque à souhait. Au registre des dialogues, je les ai trouvés un peu moins croustillants, tandis que l'intrigue m'a semblé un peu "too much", même si c'est souvent le cas chez Cetro pour moi. Au final, j'ai tout de même été emballée, et j'attends avec une impatience folle le prochain roman de Monsieur Cetro...à déguster avec une bonne pâtisserie pleine de sucre...si vous y arrivez...

Espoir sors-moi du noir, de Brian B. Merrant

Voilà bien le livre le plus atypique que j'aie lu depuis un moment, depuis Regis de James Osmont je pense. J'ai mis beaucoup de temps à lire ce livre, j'ai lu d'autres romans entre-temps, ce qui ne m'arrive jamais, pour souffler un peu,  parce que Espoir sors-moi du noir est très dense, que ce soit dans son style ou son contenu. Il n'est pas possible de le lire d'une traite, en remuant les macaronis, c'est un roman qui mérite que l'on s'y attarde, que l'on médite ce qu'il raconte, que l'on savoure sa poésie. L'auteur écrit divinement bien, tout en finesse, de ceux qui semblent nous rendre plus intelligents et meilleurs en les lisant. Merci Brian, j'ai adoré, et j'incite tous ceux qui attendent beaucoup d'une lecture à découvrir Espoir sors-moi du noir. Avec beaucoup de café et des biscuits, bien entendu.

Le bruit dans ma tête, de Nick Gardel

Un petit coup de mou ? Précipitez-vous sur ce court roman noir satirique et sur les basques de Yann Lebars, un employé de supérette qui va se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. Au programme, rencontres improbables, coups tordus et vapeurs indiennes. Un moment bien sympathique, pour un auteur à la plume bien pendue. Je suis curieuse de découvrir maintenant les autres romans de Nick Gardel, en attendant je vous suggère la lecture du Bruit dans ma tête avec un ragoût de lapin dans un plat en terre cuite, façon amérindiens.

Le supplément d'âme, de Matthieu Biasotto

Oui je sais, j'avais dit plus de Matthieu Biasotto, mais bon voilà. Dès le début, j'ai été happée par cette histoire mêlant thriller et fantastique, cependant au fur et à mesure de ma lecture, mon intérêt à commencer à retomber. Jusqu'au final, sans plus. Pour moi il manque toujours quelque chose, pas grand-chose d'ailleurs, pour que les romans de cet auteur m'emballent. J'ai tout de même passé un bon moment, mais avec le début je m'attendais à mieux. A déuster avec un soufflé (oui je sais c'est nul).

Voilà, maintenant je poursuis Nuit de Bernard Minier, avant d'entamer Quand sort la recluse de Fred Vargas.

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01 mai 2017

Versus

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Il y a des auteurs comme ça, que vous avez toujours plaisir à retrouver, comme un moment entre amis autour d'un excellent repas avec amuse-bouche, entrée, plat, fromage ET dessert, le tout arrosé d'un bon vin (avec modération, toussa). Dans mon petit univers livresque, Luca Tahtieazym est de ceux-là, et son dernier opus, Versus, n'a pas dérogé à la règle.

Tahtiemachin, pour les intimes, auteur indépendant, nous offre une fois de plus un thriller original, bien écrit et bourré d'un humour grinçant. Mais que font les maisons d'édition ? Elles devraient déjà faire la queue devant chez lui, même si ce serait un désastre pour ses chevilles (FB joke).

Après Le roman inachevé et Chaos, je me demandais vraiment à quelle sauce le lecteur allait être mangé cette fois, et a priori ça ne pouvait pas être pire que dans Chaos (private joke pour les lecteurs de Chaos, si vous avez envie de faire partie de ce private club, lisez le livre). Vous avez toujours rêvé de naviguer dans la tête d'un tueur en série, sans avoir jamais osé le demander ? Bienvenue chez Achille, VRP, tueur, amateur de bonne chère comme de belle chair, qui apprécie l'art autant qu'il déteste les flics. Non mais il les déteste vraiment, la maison en prend pour son grade, mais rassurez-vous j'ai vérifié, aucun message caché de la part de l'auteur.

Voilà un livre qui pourrait paraître léger, et s'il est vrai qu'il se lit très facilement, il n'en oublie pas des thèmes essentiels du genre pour autant. Qui sont ces psychopathes, décrits comme tout à fait normaux par leur entourage ? Qu'est-ce qui mène à l'horreur et sa justification ? Et surtout, comment un grain de sable vient enrayer une machine qui semblait parfaitement huilée...je tairai le reste pour ne pas trop en dévoiler; il ne reste plus qu'à vous procurer cet excellent thriller, d'un auteur dont la force est de savoir interpeller avec impertinence et humour.

Merci Monsieur Machin !

Versus, comme son nom l'indique, c'est un combat ! Alors je me suis demandée ce qu'il se passerait si je laissais s'affronter en combat singulier 2 de mes desserts préférés : La charlotte aux fraises (recette familiale) et la Pavlova aux fraises et framboises (devenue recette familiale). Impossible de déterminer une gagnante, entre la fraîcheur de la charlotte et la légèreté (si, si) de la pavlova, mon coeur balance. Alors voici ce que nous allons faire : Versus, ça se déguste avec une charlotte aux framboises (recette ici, il suffit de remplacer les fraises par des framboises) et une pavlova aux fraises, avec un peu de zeste de citron vert et quelques feuilles de menthe ! (recette ici) Miammmm !!! Bon appétit.

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04 avril 2017

Yell et Dieu pardonne, lui pas !

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Entre les Quais du polar le week-end dernier, et la fiesta d'anniversaire des 6 ans de ma mini-chouquette en vue, je risque de manquer de temps pour les chroniques cette semaine (et puis j'ai une interview au chaud aussi). Alors voici un tout petit bilan de mes deux dernières lectures...

Yell, Matthieu Biasotto

Bon bon bon, je crois que nous ne sommes décidément pas copains, Matthieu Biasotto et moi. De manière tout à fait subjective, j'ai du mal à entrer dans son univers. Ici, à part mourir de peur je n'ai pas été emballée, pourtant c'est bien écrit, original, et je pense que ça peut plaire à beaucoup de lecteurs (c'est dailleurs le cas). Amateurs de sensations fortes, lancez-vous ! Ames sensibles...hum, vous voyez. A déguster avec quelque chose de bien digeste, léger, je ne sais pas moi un délicat bouillon asiatique au poulet et aux asperges (oui je sais c'est précis mais j'ai une super recette)

Dieu pardonne, lui pas, Stanislas Petrosky

Quel plaisir de retrouver mon Requiem préféré ! Pour ceux qui ne le connaitraient pas, vous pouvez faire sa connaissance dans Je m'appelle Requiem et je t'... . Requiem, c'est un curé d'un genre un peu spécial, et dont les moeurs sont loin d'être aussi lisses que son crâne. Ce n'est habituellement pas mon style de lecture, mais je ne sais, pas, il y a quelque chose qui me plait dans la plume de Stanislas Petrosky et dans ce personnage de curé complètement déjanté (mais pas que). Dans ce deuxième opus, on retrouve Requiem en pleine forme, et bien décidé à défendre la veuve et l'orphelin, enfin surtout la veuve. Malgré quelques soucis de fautes d'orthographe et d'incohérence pour un personnage, j'ai passé un très bon moment, et je continue d'ailleurs de me régaler des titres de chapitres en contrepèteries (il m'en manque un seul !) et des bons mots de l'auteur. L'ensemble reste à mes yeux moins attractif que le premier tome tout de même, et j'espère retrouver Requiem au meilleur de sa forme très bientôt ! A déguster avec une joue de porc à la bière. (la bière pour Requiem, le porc pour...les porcs)

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02 avril 2017

Verdict

 

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Je me devais de faire une chronique de cette nouvelle, d'abord parce qu'elle a été offerte généreusement par Olivier Norek et les éditions Michel Lafon aux Quais du Polar de Lyon (pour les lecteurs des 3 romans d'Olivier Norek), ensuite parce qu'elle est tout simplement excellente ! 

La nouvelle, c'est un genre très particulier, on a très peu de temps pour convaincre; c'est aller à l'essentiel, se dévoiler, se mettre à nu. Dans cette critique acerbe de notre société, Olivier Norek nous alerte sur des dérives futuristes, mais malheureusement crédibles; il y est notamment question de téléréalité.

*Minute philosophique on" Il me semble, mais je peux me tromper, que jamais l'être humain n'avait eu aussi pleinement conscience de ses défauts, de sa propre capacité à saccager le monde dans lequel il vit, de son côté sombre, de ses erreurs immuablement répétées au fil du temps. C'est pourquoi, à mon sens, tant d'auteurs écrivent sur le sujet. *Minute philosophique off*

J'aimerais qu'Olivier Norek se trompe, j'aimerais vraiment que ce qu'il décrit dans sa nouvelle soit impossible. Pour autant, c'est l'occasion pour moi de constater que nous partageons des valeurs communes, et je me rends compte que j'apprécie cela. A contrario, j'ai vraiment du mal à lire des auteurs que je sens avoir des opinions contraires aux miennes...mais c'est un autre débat philosophique...

Encore merci à Olivier Norek et Michel Lafon pour ce joli cadeau, très vite englouti mais sorte de mise en bouche en attendant (impatiemment) le prochain roman d'un auteur de talent, proche de ses lecteurs et plein d'humour. (Souvenir d'une murder party que je ne suis pas près d'oublier !)

Comme il s'agit d'une mise en bouche, ma recette est toute trouvée et j'ai déniché ce Macaron magret de canard-confiture de figues qui me met en appétit ! A déguster entre amis ou en famille, mais surtout pas devant la télé...bon appétit !

Macaron magret de canard séché-confiture de figues | Macaron, recettes, formation, cours

Un macaron sucré-salé original, parfait pour une table de fête. Pour sa réalisation, il vous faudra du magret de canard séché (une tranche par macaron), et de la confiture de figues. Ma recette de la confiture de figues : - 200 gr de figues - 80 gr de sucre - 1 gr d'agar-agar (c'est-à-dire à peine 1/2 cuillère à café) Lavez les figues, et égouttez-les bien.

http://www.macaron-passion.com

 

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26 mars 2017

Aurore de sang, L'enjeu, Wanda, Un sac, Ewa, La fenêtre de Dieu

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Depuis quelque temps, j'ai multiplié les chroniques et du coup je n'ai pas donné mon avis sur toutes mes lectures. Voici donc un petit rattrapage, avec des déceptions, de belles lectures et une très belle découverte.

Aurore de sang, Alexis Aubenque

Premier livre de cet auteur pour moi, et en premier lieu, un constat : il y a des personnages récurrents, et je pense qu'il faut commencer par le premier livre de la série. L'enquête est indépendante, mais j'ai eu l'impression parfois que j'aurais du mieux connaître  les personnages.Il en ressort un sentiment d'approximation déplaisant, qui m'a suivi tout au long du roman. Approximations également pour les situations, qui s'enchaînaient et se résolvaient trop rapidement et facilement à mon goût. La véritable surprise a été pour la fin, ah il est malin Alexis Aubenque ! Parce qu'avant cette fin, je me disais, bon, pas sûre de lire un autre roman de cet auteur. Mais maintenant j'attends la suite avec, il faut l'avouer, une certaine impatience. Un bon moment donc, à déguster avec un cône au chocolat, parce que le meilleur est à la fin.

L'enjeu, Wandall Utroi

Après des débuts difficiles (j'ai un peu de mal avec le style de l'auteur, en particulier son emploi des temps), je me suis finalement laissée happer par cette histoire très originale. On se dit à un moment que rien n'est cohérent, et puis finalement les pièces du puzzle s'imbriquent parfaitement. Sans être non plus un coup de coeur, ce thriller se déguste plutôt bien. Avec quelque chose qui se grignote, comme des petites ailes de poulet marinées par exemple.

Wanda, Wandall Utroi

Ouille, ouille, gros succès pour ce roman auto-édité, hélas je ne suis pas tombée sous le charme de Wanda. J'ai trouvé que le personnage manquait de crédibilité, difficile donc d'accrocher puisque l'intérêt du livre repose sur elle. Ni aimée, ni détestée, pour moi elle est passée telle un fantôme dont j'aurais du mal à garder une trace. J'ai retrouvé de plus les soucis de style qui m'avaient ennuyée dans L'enjeu. A lire avec une sucette au coca.

Un sac, Solène Bakowski

Ce livre a connu une phase d'engouement récemment, pour sa sortie aux éditions Milady (il était sorti précédemment en 2015 en auto-édition). Je comprends qu'il ait plu, pour ma part je l'ai trouvé un peu trop noir pour moi. Quelque chose m'a dérangée, sans que je parvienne à mettre le doigt dessus. J'aime les livres noirs, mais quand ils contiennent une certaine dose d'humour, ou de second degré. Point de cela ici, on est en enfer du début à la fin. J'en garde en positif une écriture fluide, très imagée, avec une fin que je n'avais pas vue venir. Mais vraiment, quand on a terminé on se sent vidé de toute substance. A déguster obligatoirement avec un plat bien réconfortant et régressif, une assiette de jambon coquillettes par exemple.

Ewa, Matthieu Biasotto

Un moment déjà que j'avais envie de découvrir cet auteur, les critiques élogieuses sur son dernier roman ont donc fini de me convaincre. Un peu comme pour Wanda, j'ai trouvé qu'Ewa manquait parfois un peu de crédibilité. Par contre je l'ai appréciée autant que j'ai détesté l'endroit dans lequel elle se trouvait. J'y ai retrouvé beaucoup d'un dessin animé que j'adorais étant petite (instant confession, c'était Princesse Sarah), c'est pourquoi mon empathie en a certainement été amplifiée. L'histoire est originlale, l'intrigue bien menée, et j'adore la touche de fantastique dans ce genre de thrillers. Une excellente lecture, même s'il me manque quelque chose pour le coup de coeur.  A déguster avec un plat familial bien consistant, un bon couscous par exemple.

La fenêtre de Dieu, Cédric Blondelot

Ahhh le voilà mon coup de coeur ! Et pourtant j'ai fait une pause au début parce que je n'arrivais pas à entrer dedans. Bien mal m'en a pris, parce que j'ai du relire le début pour rassembler mes neurones. Vous l'aurez compris, pour apprécier pleinement ce roman, il est préférable de le lire dans un laps de temps assez réduit. Sinon, j'aimerais vous dire à quel genre il appartient, mais en réalité c'est un OLNI (Objet Littéraire Non Identifié), de ceux qui vous laissent juste en admiration.  Cédric Blondelot ne manque pas d'esprit, et il le fait savoir par l'intermédiaire de son personnage Tolbiac Juillet. A de nombreuses reprises, je me suis dit "ah, comme j'aurais aimé la placer, cette phrase-là". A de nombreuses reprises, j'ai souri aussi. Et puis j'ai eu le coeur serré. La fenêtre de Dieu, c'est presque un monde à part, avec ses personnages hauts en couleurs, ses noms incroyables, un monde où tout peut arriver...ou presque.  A lire absolument ! Avec un petit plat bistrot revisité, je dirais un parmentier de canard.

 

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25 mars 2017

Chaos

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Je vais commencer par la recette aujourd'hui, tiens. Prenez une horde de loups, et choisissez celui qui vous parait le moins dangereux. Débrouillez-vous pour le faire trépasser, et si vous êtes encore en vie à ce stade, découpez-le en filets minces. Mettez un peu de neige dans une tasse, laissez fondre (si la température est un peu au-dessus de zéro) et trempez vos filets dans l'eau. Voilà, vous venez d'obetnir une délicieuse tisane de loup. Ca vous parait affreux ? He bien c'est la vie dans Chaos.

Chaos, c'est de la neige, encore de la neige, toujours de la neige. Nul ne sait pourquoi elle s'est mise à tomber ainsi, mais il est certain que le monde ne sera plus jamais comme avant. Luca Tahtieazym explore le tréfonds de l'âme humaine, et c'est aussi peu ragoutant que la tisane de loup. Au passage, notre vision d'un humain héroïque dans l'adversité en prend un coup. Car finalement, comme le dit si bien Jean-Jacques, on ne saura jamais ce qu'on a vraiment dans nos ventres (à part un peu de neige fondue).

Ne vous attendez pas à un page turner, car si l'action est bien présente, ce livre est pour moi avant tout une brochette de questions plus dérangeantes les unes que les autres. Qui serais-je face au danger ? Que deviendrait l'Homme dans un monde hostile ? Quelle place y tiendraient les enfants et les plus âgés ? Décidément, Luca Tahtieazym est doué pour distiller une atmosphère oppressante, angoissante, de ce qui fait pour moi les vrais thrillers. Une petite pointe de fantastique pour couronner le tout, et me voilà comblée, autant que cette neige irréelle comble le moindre espace vivant de la Terre.

J'ai passé un excellent moment, bien que difficile parfois, Chaos est de ces romans qui vous hantent longtemps, mais qui surtout vous donnent envie d'être meilleur. Quelqu'un de plus respectueux et aimant avec tous, humains, animaux, Nature.

Cette lecture m'a rappelé un peu Sukkwan Island de David Vann à certains égards, et comme je l'avais fait alors, je vous conseille de lire Chaos bien au chaud sous un plaid, votre boisson chaude préférée à la main, un chaton ronronnant sur vos genoux.

Du coup, pour remonter votre moral et votre température interne, mon coeur de midinette vous propose une recette qui fait fureur par les temps qui courent, le Licorne latte. Douceur, couleurs, paillettes, toussa. Bon appétit !

Arrêtez tout : le licorne latte débarque à New York (et on a pécho la recette)

On vous présente nos excuses d'avance, mais on ne pouvait pas passer cette info sous silence. Prenez une licorne, trempez-la dans un café, secouez : obtenez un licorne latte ! Oui, l'info est redondante et la licorne existe déjà partout (dans la bouffe, dans la déco, dans les fringues...).

http://clubsandwich.konbini.com

 

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17 mars 2017

Mes 5 livres pour un île déserte

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C'est une question que l'on pose souvent, quels livres emmener sur une île déserte ?  Au fur et à mesure de nos lectures, cette liste évolue...ou pas. Voici ma liste en ce début d'année 2017. Certains livres font leur entrée, d'autres y sont depuis...longtemps ! Mais tous sont des livres avec une dose de magie ou de joie, parce que sur mon île déserte, il ne faudra pas trop que je déprime quand même.

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LE livre ! S'il n'en restait qu'un, ce serait celui-là. Parce qu'il m'a ouvert les portes d'un monde merveilleux dont mon âme d'enfant ne cesse de se réjouir. Certes, il se mérite, le début est, je dirais...fastidieux. Mais avec un peu de patience, la magie opère.

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J'en ai passé des nuits blanches à la lecture de L'assassin royal...impossible de quitter ses personnages une fois la saga démarrée. La plume de Robin Hobb a quelque chose d'unique, en premier lieu parce qu'elle est une des rares femmes à écrire de la fantasy. Aventures, magie, amour...le tout sur fond de fantasy médiévale, dans un univers riche créé de toutes pièces par l'imagination fertile d'une auteure incontournable.

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Bon à ce stade vous vous dîtes que, décidément, je suis une grande enfant...mais bon, Harry Potter, quand même, sous mon palmier ça en jette. Je me vois bien lancer des "accio noix de coco !" et autres sorts pour changer de l'eau en rhum.  Bref, indispensable pour réussir sa vie sur une île déserte.

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En principe, je n'aurai pas de moto sur mon île déserte, mais peu importe parce que j'aurais cet extraordinaire roman, et la liberté qui va avec. Henri Loevenbruck, c'est l'un de mes auteurs préférés, et ce livre est à mes yeux le plus beau qu'il ait écrit. Un cocktail de sentiments divers, tous forts, en définitive, la vie.

Source: Externe

Ce livre magnifique fait son entrée dans mon sac pour une île déserte. De la nostalgie, de l'engagement, de l'enfance, de la vieillesse, de la joie, de la peine, avec une pointe de fantastique. Indéfinissable ce livre qu'il faut avoir lu.

Et puis bon, sur mon île j'aurais beau me faire des pina coladas (avec modération bien sûr) il faudra tout de même que j'aie quelque chose à manger. Bon. Impossible de trouver seulement 5 mets que j'aimerais emmener...mais du caramel au beurre salé, sûr !

Et vous ? Quels livres emmeneriez-vous sur une île déserte ?

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15 mars 2017

Ils étaient cinq

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Attention ! Une fois n'est pas coutume, cette chronique s'adresse plutôt aux personnes ayant lu le livre, car je ne peux faire autrement que d'y dévoiler certains éléments qui pourraient perturber la lecture.

J'avais grand hâte de découvrir ce thriller, d'abord parce que Sandrine Destombes est une auteure hautement sympathique, très attentionnée envers ses lecteurs, mais surtout parce que j'avais beaucoup apprécié dernièrement son premier roman, La faiseuse d'anges.

J'ai tout d'abord ressenti une évolution dans l'écriture de Sandrine Destombes, un style plus fluide, une plume plus affirmée et sûre, et des énigmes à vous passer le cerveau à la moulinette. Il y avait aussi la griffe de l'auteure : des personnages attachants, avec un passé douloureux, un mentor, de l'amour, et des situations glaçantes sans être pour autant écoeurantes.

J'ai beaucoup apprécié cette lecture, mais j'avais deviné bien avant le dénouement le rôle de Sophie. C'est toujours une déception pour moi quand cela arrive, car j'aime être surprise. Paradoxalement, ce qui se passe à la toute fin est à mes yeux l'atout déterminant du livre : en effet, le débat suscité par cette fin a comblé ma déception, faisant de ce thriller qui pouvait paraître plutôt classique, un thriller vraiment original et percutant.

Il me semble que ce débat, celui des victimes devenant bourreaux et cette question -doit-on se faire justice soi-même ?- est un débat qui fait rage en chacun de nous. En tous cas, il résonne en moi sans que je trouve une réponse satisfaisante. Quant à celle que donne Sandrine Destomes à travers Antoine, je ne peux m'empêcher de me demander "et après ?" comment vit-on avec cela...

Au final, Ils étaient cinq est un coup de coeur. De ces livres qui déclenchent en vous un flot d'émotions contradictoires et vous laissent essorée mais admirative.

Merci Sandrine Destombes pour ce très bon moment, je me réjouis d'avoir encore à me régaler avec L'arlequin et Ainsi sera t'il.

Comme il est question de la Suisse dans Ils étaient cinq, il faut évidemment une recette suisse, bien gourmande, à l'instar de la générosité de l'auteure. Je pense tout de suite aux fameux Röstis, et j'ai déniché pour vous cette recette qui vous raconte l'histoire d'un mets apparemment simple, mais finalement pas tant que ça. En Suisse, la patate, c'est du séireux ! En l'honneur de Sandrine Destombes, n'hésitez pas à ajouter fromage, lardons, oignons...etc (le gras, c'est la vie) Bon appétit !

Les Röstis, leurs origines, ma recette...

Après en avoir dégusté quelques-uns (des bons et des moins bons...) sur les pistes de ski ces derniers temps, j'avais envie de vous proposer ma propre recette de röstis! Tout en vous apportant quelques précisions... On retrouve cette simple galette de pommes de terre aux quatre coins du pays avec plusieurs variantes.

http://stephanedecotterd.com

 

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14 mars 2017

James Osmont aux p'tits oignons

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Je suis ravie d’inaugurer cette nouvelle rubrique des interviews avec James Osmont, l’enfant terrible du thriller indépendant. Pas de maison d’édition donc, mais des kilos de talent et une recette qui ne vous laissera pas de marbre : du noir, du noir, du noir et un soupçon de poésie sur fond de musique dark.

James Osmont, c’est le papa de Regis et Sandrine (chroniques ici et ), thrillers psychiatriques, et il a remporté récemment le prix des Petits mots des libraires 2017 catégorie découverte polar avec Regis.

James Osmont, c’est aussi une très belle découverte littéraire et humaine, l’auteur qui m’a fait connaître le monde de l’auto-édition.

Oxymore et Beurre salé : Hello James ! Merci de bien vouloir répondre à cette interview gourmande et littéraire. Alors, plutôt saucisson ou chou à la crème ?                                            James Osmont : Hahaha ! Alors si le saucisson est Corse ou si le chou est maison déjà ? Nuance...Sans rire je crois que je suis plus saucisson... mais pitié ne rentrons pas dans la psychanalyse tout de suite !

OEBS : Haha, j'adore. Que manges-tu/bois-tu en écrivant ?

JO : j'aimerais dire whisky et beuh afghane pour me la jouer poète maudit mais en fait juste du café, mais du bon au percolateur, plutôt fruité, amertume modérée type moka d'Éthiopie j'adore... Et je mange rien, juste des ongles parfois...

OEBS : Si tu étais une pâtisserie ?...

JO : Le croissant aux abricots.

OEBS : La recette d'un bon livre pour toi ?

JO : c'est difficile à dire, mais plus je prends de l'âge (écoutez-le !) plus je m'attache au style, à la musique des mots, au rythme... il y a des histoires qui m'ont retourné le cerveau ou fait voyager loin mais je me souviens récemment d'avoir adoré découvrir fred vargas (honte à moi !) juste pour son style incomparable... alors que ses histoires sont pas plus transcendantes que ça en terme de "polar à l'ancienne", je sais pas si c'est clair ce que je dis.  OEBS : Si si, je vois bien, j'adore Fred Vargas pour son style.

OEBS : Que penses-tu de mes choix de recettes pour tes livres Regis et Sandrine ? (Pavlova et Macarons aux poivrons)

JO : la pavlova et la douceur sucrée de la meringue pour REGIS, même en y ajoutant quelques fruits exotiques bien acides, ça me renvoie au fait que beaucoup de gens ont trouvé ce personnage "attachant" alors que j'y décris un monstre dont n'importe qui se scandaliserait au journal télévisé, ça veut dire surtout que j'ai réussi à le rendre très humain alors qu'on a tendance à se protéger de ces malades là en les caricaturant, c'est une facilité, une défense, on voudrait les croire très différents de nous (notamment à travers les thrillers) alors qu'en réalité...pour le macaron au poivron j'y vois le raffinement du macaron, la complexité à bien les réussir donc je pense que tu appuies sur l'aspect plus ciselé, plus abouti du tome 2, mais aussi sur un accord étrange, surprenant mais un brin écœurant, parce que ce qu'il advient de SANDRINE est forcément suffoquant, difficile et peut-être encore plus clivant... étrangement c'est un personnage très névrosé, qui nous ressemble beaucoup plus que REGIS, mais c'est justement pour cela que les gens se défendent plus, s'y attachent moins parce que tout au fond on sait bien que ses travers pourraient assez facilement devenir les nôtres...donc plutôt bien vu quoi !

OEBS : Etre auteur indépendant, c'est caviar et petits fours, ou soupe à la grimace ?

JO : C'est pain de mie et tarama. C'est réception de l'ambassadeur mais dans la salle communale qui sent la chaussette. C'est se satisfaire comme d'un Goncourt quand tout ce petit système bien opaque et bien fermé te fait l'aumône, ou bien c'est tracer sa route en total "do it yourself" en saisissant les opportunités, sans être naïf et en gardant la tête bien froide quant à la place qui est la tienne. je ne suis pas/plus un gratte-papier, ce que j'ai réalisé en un an est un succès inespéré qui doit donc forcément être le fruit d'un certain talent et de beaucoup de travail - et il faut que j'en aie conscience parce que je suis quelqu'un qui doute beaucoup -, mais ça ne fait pas de moi un "romancier" en puissance.

 OEBS : Tu ne penses pas que ça permet par contre plus d'échanges et de reconnaissance des lecteurs ?

 JO : oui niveau interaction c'est énorme même si très chronophage, très riche humainement bien que parfois un peu étrange et pas évident à gérer... pour la reconnaissance je ne sais pas, peut-être qu'un écrivain gagne aussi en noblesse en restant à distance et un peu mystérieux... en tout cas j'ai bien senti que le public est en demande de sortir de son rôle de simple consommateur, les gens aspirent à devenir des relais de communication, à pouvoir dire ce livre j'ai contribué à le faire exister, un peu comme la ferme bio où on s'emmerde à aller chercher ses légumes, c'est un acte de consommation mais aussi de militantisme.

OEBS : Une recette à nous donner ?...

JO : Le poulet aux pruneaux ! prenez une belle volaille de qualité, émincez pruneaux, oignons, poitrine, zests d'orange fourrez le poulet, enduisez-le de beurre, huile d'olive, sel, poivre, fines herbes et zou au four a 200°C un quart d'heure pour que la peau dore bien puis baisser à 160°C et laissez une bonne heure et arrosant régulièrement. parce que la peau de poulet bien réussi, comme tout ce qui est très mauvais pour la santé, qu'est-ce que c'est bon ! Ha y'a un moment faut apporter un peu de liquide aussi en plus du gras donc moi j'arrose à mi-cuisson pour déglacer les sucs avec du vin blanc sec. une fois que vous aurez mangé ça vous ne tolérerez plus qu'on vous serve un blanc cotonneux surcuit.

OEBS : Punaise arrête j'en ai l'eau à la bouche...Enfin quelle question aurais-tu aimé que je te pose ?

JO : ce que j'écoute en ce moment même ? parce que la vie c'est des vibrations, même quand on est pas jean-claude vandamme, et la vibration c'est la lumière, le vent, le magnétisme entre les gens, et la musique... je crois à tout ça parce que sinon l'inspiration n'existerait pas, la création non plus et le souffle de vie encore moins... donc la musique ce n'est pas un trompe-silence, un bruit de fond, c'est un fluide vital pour moi, et mes lecteurs en ont bien pris la mesure, certains ont même été convertis je crois !

OEBS : Et donc...qu'écoutes-tu en ce moment ?

JO : Dead To Me - "Cuban Ballerina"     

 OEBS : Whaou, ça décoiffe !

JO : rock n'roll jubilatoire, pop, festif, punk, mélancolique, tout ça à la fois. Faut mettre la basse bien fort quand on écoute ça !

Merci à James Osmont de m'avoir ouvert la porte de sa cuisine personnelle, j'espère que vous aurez pris autant de plaisir que moi dans cette parenthèse pleine de peps. Si vous n'avez pas encore lu Regis et Sandrine, RV sur la page de l'auteur. Les livres sont également présents dans certaines (trop rares) librairies. Dernière info, les couvertures des romans de James Osmont sont les oeuvres de Laurent Fièvre, un artiste bien dark à découvrir !

A très bientôt pour un nouvel auteur sur le grill !

Posté par Enelye à 14:51 - Commentaires [0] - Permalien [#]