Oxymore et Beurre salé

Bienvenue !

 

beurre

 

Une petite présentation s'impose...

Depuis toujours, je dévore les livres avec une frénésie qui frise la boulimie.

Ma PAL* s'apparente un peu à la vitrine de la pâtisserie qui se trouve à deux pas de chez moi (argh) où je m'arrête souvent de temps en temps pour acheter quelques douceurs. Que choisir... Une valeur sûre ? Une bouchée régressive ? Une audacieuse création ?

Oui, la littérature se déguste, tantôt délicieuse et sucrée, tantôt piquante ou douce et même parfois amère.

J'ai envie de partager avec vous mes lectures et les recettes qu'elles m'inspirent, et que vous puissiez ajouter aussi votre grain de sel.

A part cela, je suis aussi l'heureuse maman de trois petits choux de 7, 6 et 2 ans, et comme ils ont hérité des gourmandises littéraires et culinaires de leur maman, vous entendrez aussi parler d'eux...

A très vite !

Gaëlle

 

*PAL = Pile A Lire

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04 avril 2017

Yell et Dieu pardonne, lui pas !

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Entre les Quais du polar le week-end dernier, et la fiesta d'anniversaire des 6 ans de ma mini-chouquette en vue, je risque de manquer de temps pour les chroniques cette semaine (et puis j'ai une interview au chaud aussi). Alors voici un tout petit bilan de mes deux dernières lectures...

Yell, Matthieu Biasotto

Bon bon bon, je crois que nous ne sommes décidément pas copains, Matthieu Biasotto et moi. De manière tout à fait subjective, j'ai du mal à entrer dans son univers. Ici, à part mourir de peur je n'ai pas été emballée, pourtant c'est bien écrit, original, et je pense que ça peut plaire à beaucoup de lecteurs (c'est dailleurs le cas). Amateurs de sensations fortes, lancez-vous ! Ames sensibles...hum, vous voyez. A déguster avec quelque chose de bien digeste, léger, je ne sais pas moi un délicat bouillon asiatique au poulet et aux asperges (oui je sais c'est précis mais j'ai une super recette)

Dieu pardonne, lui pas, Stanislas Petrosky

Quel plaisir de retrouver mon Requiem préféré ! Pour ceux qui ne le connaitraient pas, vous pouvez faire sa connaissance dans Je m'appelle Requiem et je t'... . Requiem, c'est un curé d'un genre un peu spécial, et dont les moeurs sont loin d'être aussi lisses que son crâne. Ce n'est habituellement pas mon style de lecture, mais je ne sais, pas, il y a quelque chose qui me plait dans la plume de Stanislas Petrosky et dans ce personnage de curé complètement déjanté (mais pas que). Dans ce deuxième opus, on retrouve Requiem en pleine forme, et bien décidé à défendre la veuve et l'orphelin, enfin surtout la veuve. Malgré quelques soucis de fautes d'orthographe et d'incohérence pour un personnage, j'ai passé un très bon moment, et je continue d'ailleurs de me régaler des titres de chapitres en contrepèteries (il m'en manque un seul !) et des bons mots de l'auteur. L'ensemble reste à mes yeux moins attractif que le premier tome tout de même, et j'espère retrouver Requiem au meilleur de sa forme très bientôt ! A déguster avec une joue de porc à la bière. (la bière pour Requiem, le porc pour...les porcs)

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02 avril 2017

Verdict

 

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Je me devais de faire une chronique de cette nouvelle, d'abord parce qu'elle a été offerte généreusement par Olivier Norek et les éditions Michel Lafon aux Quais du Polar de Lyon (pour les lecteurs des 3 romans d'Olivier Norek), ensuite parce qu'elle est tout simplement excellente ! 

La nouvelle, c'est un genre très particulier, on a très peu de temps pour convaincre; c'est aller à l'essentiel, se dévoiler, se mettre à nu. Dans cette critique acerbe de notre société, Olivier Norek nous alerte sur des dérives futuristes, mais malheureusement crédibles; il y est notamment question de téléréalité.

*Minute philosophique on" Il me semble, mais je peux me tromper, que jamais l'être humain n'avait eu aussi pleinement conscience de ses défauts, de sa propre capacité à saccager le monde dans lequel il vit, de son côté sombre, de ses erreurs immuablement répétées au fil du temps. C'est pourquoi, à mon sens, tant d'auteurs écrivent sur le sujet. *Minute philosophique off*

J'aimerais qu'Olivier Norek se trompe, j'aimerais vraiment que ce qu'il décrit dans sa nouvelle soit impossible. Pour autant, c'est l'occasion pour moi de constater que nous partageons des valeurs communes, et je me rends compte que j'apprécie cela. A contrario, j'ai vraiment du mal à lire des auteurs que je sens avoir des opinions contraires aux miennes...mais c'est un autre débat philosophique...

Encore merci à Olivier Norek et Michel Lafon pour ce joli cadeau, très vite englouti mais sorte de mise en bouche en attendant (impatiemment) le prochain roman d'un auteur de talent, proche de ses lecteurs et plein d'humour. (Souvenir d'une murder party que je ne suis pas près d'oublier !)

Comme il s'agit d'une mise en bouche, ma recette est toute trouvée et j'ai déniché ce Macaron magret de canard-confiture de figues qui me met en appétit ! A déguster entre amis ou en famille, mais surtout pas devant la télé...bon appétit !

Macaron magret de canard séché-confiture de figues | Macaron, recettes, formation, cours

Un macaron sucré-salé original, parfait pour une table de fête. Pour sa réalisation, il vous faudra du magret de canard séché (une tranche par macaron), et de la confiture de figues. Ma recette de la confiture de figues : - 200 gr de figues - 80 gr de sucre - 1 gr d'agar-agar (c'est-à-dire à peine 1/2 cuillère à café) Lavez les figues, et égouttez-les bien.

http://www.macaron-passion.com

 

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26 mars 2017

Aurore de sang, L'enjeu, Wanda, Un sac, Ewa, La fenêtre de Dieu

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Depuis quelque temps, j'ai multiplié les chroniques et du coup je n'ai pas donné mon avis sur toutes mes lectures. Voici donc un petit rattrapage, avec des déceptions, de belles lectures et une très belle découverte.

Aurore de sang, Alexis Aubenque

Premier livre de cet auteur pour moi, et en premier lieu, un constat : il y a des personnages récurrents, et je pense qu'il faut commencer par le premier livre de la série. L'enquête est indépendante, mais j'ai eu l'impression parfois que j'aurais du mieux connaître  les personnages.Il en ressort un sentiment d'approximation déplaisant, qui m'a suivi tout au long du roman. Approximations également pour les situations, qui s'enchaînaient et se résolvaient trop rapidement et facilement à mon goût. La véritable surprise a été pour la fin, ah il est malin Alexis Aubenque ! Parce qu'avant cette fin, je me disais, bon, pas sûre de lire un autre roman de cet auteur. Mais maintenant j'attends la suite avec, il faut l'avouer, une certaine impatience. Un bon moment donc, à déguster avec un cône au chocolat, parce que le meilleur est à la fin.

L'enjeu, Wandall Utroi

Après des débuts difficiles (j'ai un peu de mal avec le style de l'auteur, en particulier son emploi des temps), je me suis finalement laissée happer par cette histoire très originale. On se dit à un moment que rien n'est cohérent, et puis finalement les pièces du puzzle s'imbriquent parfaitement. Sans être non plus un coup de coeur, ce thriller se déguste plutôt bien. Avec quelque chose qui se grignote, comme des petites ailes de poulet marinées par exemple.

Wanda, Wandall Utroi

Ouille, ouille, gros succès pour ce roman auto-édité, hélas je ne suis pas tombée sous le charme de Wanda. J'ai trouvé que le personnage manquait de crédibilité, difficile donc d'accrocher puisque l'intérêt du livre repose sur elle. Ni aimée, ni détestée, pour moi elle est passée telle un fantôme dont j'aurais du mal à garder une trace. J'ai retrouvé de plus les soucis de style qui m'avaient ennuyée dans L'enjeu. A lire avec une sucette au coca.

Un sac, Solène Bakowski

Ce livre a connu une phase d'engouement récemment, pour sa sortie aux éditions Milady (il était sorti précédemment en 2015 en auto-édition). Je comprends qu'il ait plu, pour ma part je l'ai trouvé un peu trop noir pour moi. Quelque chose m'a dérangée, sans que je parvienne à mettre le doigt dessus. J'aime les livres noirs, mais quand ils contiennent une certaine dose d'humour, ou de second degré. Point de cela ici, on est en enfer du début à la fin. J'en garde en positif une écriture fluide, très imagée, avec une fin que je n'avais pas vue venir. Mais vraiment, quand on a terminé on se sent vidé de toute substance. A déguster obligatoirement avec un plat bien réconfortant et régressif, une assiette de jambon coquillettes par exemple.

Ewa, Matthieu Biasotto

Un moment déjà que j'avais envie de découvrir cet auteur, les critiques élogieuses sur son dernier roman ont donc fini de me convaincre. Un peu comme pour Wanda, j'ai trouvé qu'Ewa manquait parfois un peu de crédibilité. Par contre je l'ai appréciée autant que j'ai détesté l'endroit dans lequel elle se trouvait. J'y ai retrouvé beaucoup d'un dessin animé que j'adorais étant petite (instant confession, c'était Princesse Sarah), c'est pourquoi mon empathie en a certainement été amplifiée. L'histoire est originlale, l'intrigue bien menée, et j'adore la touche de fantastique dans ce genre de thrillers. Une excellente lecture, même s'il me manque quelque chose pour le coup de coeur.  A déguster avec un plat familial bien consistant, un bon couscous par exemple.

La fenêtre de Dieu, Cédric Blondelot

Ahhh le voilà mon coup de coeur ! Et pourtant j'ai fait une pause au début parce que je n'arrivais pas à entrer dedans. Bien mal m'en a pris, parce que j'ai du relire le début pour rassembler mes neurones. Vous l'aurez compris, pour apprécier pleinement ce roman, il est préférable de le lire dans un laps de temps assez réduit. Sinon, j'aimerais vous dire à quel genre il appartient, mais en réalité c'est un OLNI (Objet Littéraire Non Identifié), de ceux qui vous laissent juste en admiration.  Cédric Blondelot ne manque pas d'esprit, et il le fait savoir par l'intermédiaire de son personnage Tolbiac Juillet. A de nombreuses reprises, je me suis dit "ah, comme j'aurais aimé la placer, cette phrase-là". A de nombreuses reprises, j'ai souri aussi. Et puis j'ai eu le coeur serré. La fenêtre de Dieu, c'est presque un monde à part, avec ses personnages hauts en couleurs, ses noms incroyables, un monde où tout peut arriver...ou presque.  A lire absolument ! Avec un petit plat bistrot revisité, je dirais un parmentier de canard.

 

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25 mars 2017

Chaos

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Je vais commencer par la recette aujourd'hui, tiens. Prenez une horde de loups, et choisissez celui qui vous parait le moins dangereux. Débrouillez-vous pour le faire trépasser, et si vous êtes encore en vie à ce stade, découpez-le en filets minces. Mettez un peu de neige dans une tasse, laissez fondre (si la température est un peu au-dessus de zéro) et trempez vos filets dans l'eau. Voilà, vous venez d'obetnir une délicieuse tisane de loup. Ca vous parait affreux ? He bien c'est la vie dans Chaos.

Chaos, c'est de la neige, encore de la neige, toujours de la neige. Nul ne sait pourquoi elle s'est mise à tomber ainsi, mais il est certain que le monde ne sera plus jamais comme avant. Luca Tahtieazym explore le tréfonds de l'âme humaine, et c'est aussi peu ragoutant que la tisane de loup. Au passage, notre vision d'un humain héroïque dans l'adversité en prend un coup. Car finalement, comme le dit si bien Jean-Jacques, on ne saura jamais ce qu'on a vraiment dans nos ventres (à part un peu de neige fondue).

Ne vous attendez pas à un page turner, car si l'action est bien présente, ce livre est pour moi avant tout une brochette de questions plus dérangeantes les unes que les autres. Qui serais-je face au danger ? Que deviendrait l'Homme dans un monde hostile ? Quelle place y tiendraient les enfants et les plus âgés ? Décidément, Luca Tahtieazym est doué pour distiller une atmosphère oppressante, angoissante, de ce qui fait pour moi les vrais thrillers. Une petite pointe de fantastique pour couronner le tout, et me voilà comblée, autant que cette neige irréelle comble le moindre espace vivant de la Terre.

J'ai passé un excellent moment, bien que difficile parfois, Chaos est de ces romans qui vous hantent longtemps, mais qui surtout vous donnent envie d'être meilleur. Quelqu'un de plus respectueux et aimant avec tous, humains, animaux, Nature.

Cette lecture m'a rappelé un peu Sukkwan Island de David Vann à certains égards, et comme je l'avais fait alors, je vous conseille de lire Chaos bien au chaud sous un plaid, votre boisson chaude préférée à la main, un chaton ronronnant sur vos genoux.

Du coup, pour remonter votre moral et votre température interne, mon coeur de midinette vous propose une recette qui fait fureur par les temps qui courent, le Licorne latte. Douceur, couleurs, paillettes, toussa. Bon appétit !

Arrêtez tout : le licorne latte débarque à New York (et on a pécho la recette)

On vous présente nos excuses d'avance, mais on ne pouvait pas passer cette info sous silence. Prenez une licorne, trempez-la dans un café, secouez : obtenez un licorne latte ! Oui, l'info est redondante et la licorne existe déjà partout (dans la bouffe, dans la déco, dans les fringues...).

http://clubsandwich.konbini.com

 

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17 mars 2017

Mes 5 livres pour un île déserte

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C'est une question que l'on pose souvent, quels livres emmener sur une île déserte ?  Au fur et à mesure de nos lectures, cette liste évolue...ou pas. Voici ma liste en ce début d'année 2017. Certains livres font leur entrée, d'autres y sont depuis...longtemps ! Mais tous sont des livres avec une dose de magie ou de joie, parce que sur mon île déserte, il ne faudra pas trop que je déprime quand même.

Source: Externe

LE livre ! S'il n'en restait qu'un, ce serait celui-là. Parce qu'il m'a ouvert les portes d'un monde merveilleux dont mon âme d'enfant ne cesse de se réjouir. Certes, il se mérite, le début est, je dirais...fastidieux. Mais avec un peu de patience, la magie opère.

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J'en ai passé des nuits blanches à la lecture de L'assassin royal...impossible de quitter ses personnages une fois la saga démarrée. La plume de Robin Hobb a quelque chose d'unique, en premier lieu parce qu'elle est une des rares femmes à écrire de la fantasy. Aventures, magie, amour...le tout sur fond de fantasy médiévale, dans un univers riche créé de toutes pièces par l'imagination fertile d'une auteure incontournable.

Source: Externe

Bon à ce stade vous vous dîtes que, décidément, je suis une grande enfant...mais bon, Harry Potter, quand même, sous mon palmier ça en jette. Je me vois bien lancer des "accio noix de coco !" et autres sorts pour changer de l'eau en rhum.  Bref, indispensable pour réussir sa vie sur une île déserte.

Source: Externe

En principe, je n'aurai pas de moto sur mon île déserte, mais peu importe parce que j'aurais cet extraordinaire roman, et la liberté qui va avec. Henri Loevenbruck, c'est l'un de mes auteurs préférés, et ce livre est à mes yeux le plus beau qu'il ait écrit. Un cocktail de sentiments divers, tous forts, en définitive, la vie.

Source: Externe

Ce livre magnifique fait son entrée dans mon sac pour une île déserte. De la nostalgie, de l'engagement, de l'enfance, de la vieillesse, de la joie, de la peine, avec une pointe de fantastique. Indéfinissable ce livre qu'il faut avoir lu.

Et puis bon, sur mon île j'aurais beau me faire des pina coladas (avec modération bien sûr) il faudra tout de même que j'aie quelque chose à manger. Bon. Impossible de trouver seulement 5 mets que j'aimerais emmener...mais du caramel au beurre salé, sûr !

Et vous ? Quels livres emmeneriez-vous sur une île déserte ?

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15 mars 2017

Ils étaient cinq

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Attention ! Une fois n'est pas coutume, cette chronique s'adresse plutôt aux personnes ayant lu le livre, car je ne peux faire autrement que d'y dévoiler certains éléments qui pourraient perturber la lecture.

J'avais grand hâte de découvrir ce thriller, d'abord parce que Sandrine Destombes est une auteure hautement sympathique, très attentionnée envers ses lecteurs, mais surtout parce que j'avais beaucoup apprécié dernièrement son premier roman, La faiseuse d'anges.

J'ai tout d'abord ressenti une évolution dans l'écriture de Sandrine Destombes, un style plus fluide, une plume plus affirmée et sûre, et des énigmes à vous passer le cerveau à la moulinette. Il y avait aussi la griffe de l'auteure : des personnages attachants, avec un passé douloureux, un mentor, de l'amour, et des situations glaçantes sans être pour autant écoeurantes.

J'ai beaucoup apprécié cette lecture, mais j'avais deviné bien avant le dénouement le rôle de Sophie. C'est toujours une déception pour moi quand cela arrive, car j'aime être surprise. Paradoxalement, ce qui se passe à la toute fin est à mes yeux l'atout déterminant du livre : en effet, le débat suscité par cette fin a comblé ma déception, faisant de ce thriller qui pouvait paraître plutôt classique, un thriller vraiment original et percutant.

Il me semble que ce débat, celui des victimes devenant bourreaux et cette question -doit-on se faire justice soi-même ?- est un débat qui fait rage en chacun de nous. En tous cas, il résonne en moi sans que je trouve une réponse satisfaisante. Quant à celle que donne Sandrine Destomes à travers Antoine, je ne peux m'empêcher de me demander "et après ?" comment vit-on avec cela...

Au final, Ils étaient cinq est un coup de coeur. De ces livres qui déclenchent en vous un flot d'émotions contradictoires et vous laissent essorée mais admirative.

Merci Sandrine Destombes pour ce très bon moment, je me réjouis d'avoir encore à me régaler avec L'arlequin et Ainsi sera t'il.

Comme il est question de la Suisse dans Ils étaient cinq, il faut évidemment une recette suisse, bien gourmande, à l'instar de la générosité de l'auteure. Je pense tout de suite aux fameux Röstis, et j'ai déniché pour vous cette recette qui vous raconte l'histoire d'un mets apparemment simple, mais finalement pas tant que ça. En Suisse, la patate, c'est du séireux ! En l'honneur de Sandrine Destombes, n'hésitez pas à ajouter fromage, lardons, oignons...etc (le gras, c'est la vie) Bon appétit !

Les Röstis, leurs origines, ma recette...

Après en avoir dégusté quelques-uns (des bons et des moins bons...) sur les pistes de ski ces derniers temps, j'avais envie de vous proposer ma propre recette de röstis! Tout en vous apportant quelques précisions... On retrouve cette simple galette de pommes de terre aux quatre coins du pays avec plusieurs variantes.

http://stephanedecotterd.com

 

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14 mars 2017

James Osmont aux p'tits oignons

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Je suis ravie d’inaugurer cette nouvelle rubrique des interviews avec James Osmont, l’enfant terrible du thriller indépendant. Pas de maison d’édition donc, mais des kilos de talent et une recette qui ne vous laissera pas de marbre : du noir, du noir, du noir et un soupçon de poésie sur fond de musique dark.

James Osmont, c’est le papa de Regis et Sandrine (chroniques ici et ), thrillers psychiatriques, et il a remporté récemment le prix des Petits mots des libraires 2017 catégorie découverte polar avec Regis.

James Osmont, c’est aussi une très belle découverte littéraire et humaine, l’auteur qui m’a fait connaître le monde de l’auto-édition.

Oxymore et Beurre salé : Hello James ! Merci de bien vouloir répondre à cette interview gourmande et littéraire. Alors, plutôt saucisson ou chou à la crème ?                                            James Osmont : Hahaha ! Alors si le saucisson est Corse ou si le chou est maison déjà ? Nuance...Sans rire je crois que je suis plus saucisson... mais pitié ne rentrons pas dans la psychanalyse tout de suite !

OEBS : Haha, j'adore. Que manges-tu/bois-tu en écrivant ?

JO : j'aimerais dire whisky et beuh afghane pour me la jouer poète maudit mais en fait juste du café, mais du bon au percolateur, plutôt fruité, amertume modérée type moka d'Éthiopie j'adore... Et je mange rien, juste des ongles parfois...

OEBS : Si tu étais une pâtisserie ?...

JO : Le croissant aux abricots.

OEBS : La recette d'un bon livre pour toi ?

JO : c'est difficile à dire, mais plus je prends de l'âge (écoutez-le !) plus je m'attache au style, à la musique des mots, au rythme... il y a des histoires qui m'ont retourné le cerveau ou fait voyager loin mais je me souviens récemment d'avoir adoré découvrir fred vargas (honte à moi !) juste pour son style incomparable... alors que ses histoires sont pas plus transcendantes que ça en terme de "polar à l'ancienne", je sais pas si c'est clair ce que je dis.  OEBS : Si si, je vois bien, j'adore Fred Vargas pour son style.

OEBS : Que penses-tu de mes choix de recettes pour tes livres Regis et Sandrine ? (Pavlova et Macarons aux poivrons)

JO : la pavlova et la douceur sucrée de la meringue pour REGIS, même en y ajoutant quelques fruits exotiques bien acides, ça me renvoie au fait que beaucoup de gens ont trouvé ce personnage "attachant" alors que j'y décris un monstre dont n'importe qui se scandaliserait au journal télévisé, ça veut dire surtout que j'ai réussi à le rendre très humain alors qu'on a tendance à se protéger de ces malades là en les caricaturant, c'est une facilité, une défense, on voudrait les croire très différents de nous (notamment à travers les thrillers) alors qu'en réalité...pour le macaron au poivron j'y vois le raffinement du macaron, la complexité à bien les réussir donc je pense que tu appuies sur l'aspect plus ciselé, plus abouti du tome 2, mais aussi sur un accord étrange, surprenant mais un brin écœurant, parce que ce qu'il advient de SANDRINE est forcément suffoquant, difficile et peut-être encore plus clivant... étrangement c'est un personnage très névrosé, qui nous ressemble beaucoup plus que REGIS, mais c'est justement pour cela que les gens se défendent plus, s'y attachent moins parce que tout au fond on sait bien que ses travers pourraient assez facilement devenir les nôtres...donc plutôt bien vu quoi !

OEBS : Etre auteur indépendant, c'est caviar et petits fours, ou soupe à la grimace ?

JO : C'est pain de mie et tarama. C'est réception de l'ambassadeur mais dans la salle communale qui sent la chaussette. C'est se satisfaire comme d'un Goncourt quand tout ce petit système bien opaque et bien fermé te fait l'aumône, ou bien c'est tracer sa route en total "do it yourself" en saisissant les opportunités, sans être naïf et en gardant la tête bien froide quant à la place qui est la tienne. je ne suis pas/plus un gratte-papier, ce que j'ai réalisé en un an est un succès inespéré qui doit donc forcément être le fruit d'un certain talent et de beaucoup de travail - et il faut que j'en aie conscience parce que je suis quelqu'un qui doute beaucoup -, mais ça ne fait pas de moi un "romancier" en puissance.

 OEBS : Tu ne penses pas que ça permet par contre plus d'échanges et de reconnaissance des lecteurs ?

 JO : oui niveau interaction c'est énorme même si très chronophage, très riche humainement bien que parfois un peu étrange et pas évident à gérer... pour la reconnaissance je ne sais pas, peut-être qu'un écrivain gagne aussi en noblesse en restant à distance et un peu mystérieux... en tout cas j'ai bien senti que le public est en demande de sortir de son rôle de simple consommateur, les gens aspirent à devenir des relais de communication, à pouvoir dire ce livre j'ai contribué à le faire exister, un peu comme la ferme bio où on s'emmerde à aller chercher ses légumes, c'est un acte de consommation mais aussi de militantisme.

OEBS : Une recette à nous donner ?...

JO : Le poulet aux pruneaux ! prenez une belle volaille de qualité, émincez pruneaux, oignons, poitrine, zests d'orange fourrez le poulet, enduisez-le de beurre, huile d'olive, sel, poivre, fines herbes et zou au four a 200°C un quart d'heure pour que la peau dore bien puis baisser à 160°C et laissez une bonne heure et arrosant régulièrement. parce que la peau de poulet bien réussi, comme tout ce qui est très mauvais pour la santé, qu'est-ce que c'est bon ! Ha y'a un moment faut apporter un peu de liquide aussi en plus du gras donc moi j'arrose à mi-cuisson pour déglacer les sucs avec du vin blanc sec. une fois que vous aurez mangé ça vous ne tolérerez plus qu'on vous serve un blanc cotonneux surcuit.

OEBS : Punaise arrête j'en ai l'eau à la bouche...Enfin quelle question aurais-tu aimé que je te pose ?

JO : ce que j'écoute en ce moment même ? parce que la vie c'est des vibrations, même quand on est pas jean-claude vandamme, et la vibration c'est la lumière, le vent, le magnétisme entre les gens, et la musique... je crois à tout ça parce que sinon l'inspiration n'existerait pas, la création non plus et le souffle de vie encore moins... donc la musique ce n'est pas un trompe-silence, un bruit de fond, c'est un fluide vital pour moi, et mes lecteurs en ont bien pris la mesure, certains ont même été convertis je crois !

OEBS : Et donc...qu'écoutes-tu en ce moment ?

JO : Dead To Me - "Cuban Ballerina"     

 OEBS : Whaou, ça décoiffe !

JO : rock n'roll jubilatoire, pop, festif, punk, mélancolique, tout ça à la fois. Faut mettre la basse bien fort quand on écoute ça !

Merci à James Osmont de m'avoir ouvert la porte de sa cuisine personnelle, j'espère que vous aurez pris autant de plaisir que moi dans cette parenthèse pleine de peps. Si vous n'avez pas encore lu Regis et Sandrine, RV sur la page de l'auteur. Les livres sont également présents dans certaines (trop rares) librairies. Dernière info, les couvertures des romans de James Osmont sont les oeuvres de Laurent Fièvre, un artiste bien dark à découvrir !

A très bientôt pour un nouvel auteur sur le grill !

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12 mars 2017

Les crêpes sans oeufs

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Voici une nouvelle rubrique qui m'est venue un peu par hasard. J'aime beaucoup cuisiner et pâtisser, mais je ne suis pas non plus passionnée, ni excessivement douée. Mais quand je vois passer ces fameuses recettes filmées sur le net, ou quand il me manque un ingrédient et qu'on me promet de pouvoir le remplacer, j'ai envie d'essayer...mais est-ce que ça marche ? Je me propose simplement de tester pour vous, bilan, points positifs, conseils...

Aujourd'hui, j'ai testé les Crêpes sans oeufs. Eh oui, qui n'a jamais connu cette cruelle déception, quand tu peux déjà sentir le bon goût des crêpes dans ta bouche et là, horreur ! plus d'oeufs dans le frigo...j'ai déniché cette recette sur un blog que j'aime beaucoup, Papilles et pupilles.

  • 125 g de farine
  • 300 ml de lait (ou lait de substitution, ou eau)
  • 25 g de sucre
  • 20 g de beurre (ou margarine « sans » ou encore huile)
  • 1 pincée de sel
  • 1 sachet de sucre vanillé

Mettre la farine, le sucre, le sucre vanillé et le sel dans un saladier. Faire tiédir au micro ondes le lait. Verser dans un premier temps 100 ml sur le mélange farine/sucres/sel en mélangeant vigoureusement au fouet. Quand le mélange est bien battu, rajouter les 200ml restant.

Laisser reposer (ou pas). Avant de préparer les crêpes rajouter 20g de beurre fondu (ou l’huile) à la pâte.

Beurrer ou huiler la poêle et zou, régalez vous.

Crèpes sans oeufs possible sans lait "

Elles sont excellentes. Je ne suis pas sûre qu'à l'aveugle on fasse la différence entre la version " avec oeuf " et " sans oeuf ".

http://www.papillesetpupilles.fr

Ce que j'ai changé : aucun sucre pour moi, j'avais l'intention de faire des crêpes sucrées et salées. En dehors de ça, j'ai suivi la recette, avec du beurre.

Alors alors ?

- La pâte a une texture un peu étrange, ça colle ! à ce stade, j'ai eu un peu peur...

- Aucun souci à la cuisson, ces crêpes se retournent parfaitement (certains commentaires sur le blog disent que ça attache, je ne comprends pas pourquoi)

- Une odeur entêtante de beurre pendant la cuisson...un peu trop entêtante,, et d'ailleurs on sent à la dégustation que c'est gras...

- Du côté des enfants, ils ont adoré, surtout les crêpes salées (garniture tomates cuisinées, et champignons à la crème) et les filles n'ont senti aucune différence.

- Du côté des grands, on trouve cela un peu moins bon quand même, un peu trop gras, et il manque un petit quelque chose au niveau du goût (les oeufs en fait) MAIS vraiment, quand on n'a pas d'oeufs, ou des soucis d'allergies, c'est une excellente recette, qui permet de savourer les crêpes tant désirées. Petite préférence en version salée pour ma part.

Testé et validé !

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10 mars 2017

Eveil

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Oui oui, je sais, vous allez me dire que ça commence à faire groupie. Mais quand on aime hein...vous connaissez la suite.

Me voilà donc repartie à l'assaut d'un Cetro, avec pour consigne de ne "jamais quitter les lunettes du second degré". Outch, ça annonce la couleur, et fort heureusement pour moi, j'obéis aux consignes...la plupart du temps...

Après lecture, je comprends bien pourquoi il fallait les lunettes, parce que ça tranche, ça coupe, ça gicle, ça fait bobo, mais pas seulement. Dans ce livre, il y a du beau, de l'amour, toute la sensibilité d'un auteur pleinement conscient du cynisme de ce monde, mais qui souhaite ardemment qu'il change. J'y ai retrouvé tout ce qui me plaît chez Cetro, même si le thème en apparence semble très différent de mes autres lectures : sa gouaille, ou comment, telle une collégienne pré-pubère, je m'esclaffe grassement au moindre échange de mondanités entre Pressoir et Moule à gaufres (oui, oui, ce sont des gens). La petite pointe de fantastique, qui m'évoque toujours La ligne verte, et qui vient contrebalancer l'inéluctable, la fatalité, et l'horreur de ce qui vivent les personnages. Enfin l'amour, le vrai, celui qu'on éprouve pour son conjoint, son enfant, ou tout simplement, cet autre chez qui on a senti le Bien, tellement bien écrit par un auteur qui quelques pages plus tôt nous envoyait du "sacs à merde" et autre joyeusetés.

Voilà, une fois de plus je me suis régalée, mon seul bémol concernera le monde dans lequel évolue les personnages, un monde futuriste dans lequel toutes les violences sont admises et filmées, parce qu'il manquait de crédibilité, ne s'harmonisait pas avec d'autres éléments du livre. A mes yeux, un tel monde est possible (ça fait mal de l'écrire), mais aurait sombré dans le chaos.

Si vous aimez le cru, le beau, l'horreur enrobée de miel, si votre âme d'adolescent vibre encore à côté de votre coeur de parent, ce livre est pour vous, tous les livres de Cetro sont pour vous.

Avec Eveil, je pense à une recette complexe, avec de nombreux ingrédients, sucrés, salés, doux et piquants. Je pense donc à un tajine, et cette recette de Tajine aux cinq épices a retenu mon attention. Le tajine, c'est un plat que j'adore, et qui, contrairement à ce que l'on pense, peut tout à fait se préparer dans un simple faitout. Bon appétit !

Recette : Tajine aux cinq épices

Temps de préparation : 30 minutes Temps de cuisson : 180 minutes Ingrédients (pour 6 personnes) : - 500 g de blanc de poulet (ce tajine peut aussi se faire uniquement avec les légumes)- 2 courgettes - 2 aubergines - 2 poivrons rouges oranges- 5 belles (grosses) carottes - 3

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Posté par Enelye à 10:58 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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