sandrine o

Chers lecteurs, j'espère que vous ne m'en voudrez pas de m'adresser directement à James Osmont pour cette chronique, lui qui m'a fait l'honneur de m'envoyer son deuxième roman, Sandrine, en avant-première. Ce billet ne vous oublie pas pour autant, car j'espère qu'à la lecture vous aurez envie de découvrir Sandrine, ainsi que Regis si ce n'est déjà fait.

Cher James,

Tout d'abord, je voulais te remercier de ta confiance, j'espère ne pas te décevoir avec cette modeste chronique de mes ressentis à la lecture de Sandrine. Comme tu le sais, j'avais vibré avec Regis, charmée par ta plume ambivalente et par ce personnage à la fois repoussant et attendrissant.

Si Regis était un autre, Sandrine, c'est toi, c'est moi, c'est nous. C'est le petit caillou dans le rouage de ta vie que tu croyais bien huilée. C'est cette image dans la glace que tu croyais connaître, et qui un matin devient floue, sans contours. Oh bien sûr, tu en parles mieux que moi. Je n'ai pas éprouvé de tendresse pour Sandrine, parce qu'elle dérange, parce que ses idées noires, elles pourraient être les miennes demain. Parce qu'elle est aussi cette infirmière à laquelle personne ne veut penser, et qui s'ôte la vie un beau matin.

J'ai retrouvé avec bonheur ton univers noir et esthétique à la fois, une horreur décrite avec de jolis mots, cette musicalité qui transpire de tes écrits et qui nous entraîne immédiatement dans un monde reconnaissable entre mille, ta signature. J'ai trouvé ta plume encore plus affutée que pour Regis, et j'avoue avoir parfois pensé "whaou" (un peu réducteur mais très révélateur).

Au chapitre du moins bien, il en faut, vers le milieu du roman je me suis sentie un peu noyée par les sauts dans le temps, j'avais un peu de mal à savoir où j'en étais. Un regret aussi sur la version électronique : on a accès aux annotations à la fin, et personnellement je n'ai pas le courage d'aller à chaque fois regarder l'annotation correspondante, pour revenir où j'en étais. Et enfin surtout, si on n'a pas la version papier, on se prive de la couverture, tellement parlante, totalement partie prenante du roman. Un savant mécanisme d'attracion-répulsion, leitmotiv de ton univers à mes yeux. Bon d'accord je prêche un peu pour ma paroisse, mais je veux le livre !

Sandrine n'est pas un page-turner, on ne peut pas être un simple spectateur. Elle oblige à donner, et même, oserais-je dire, abandonner un petit bout de soi, qui continuera à interagir avec le roman. Jusqu'à sa fin, brutale.

Merci James pour ce très beau moment, noir à souhait, merci pour cette parenthèse d'introspection. Et à très bientôt !

Gaëlle

J'ai mis du temps à trouver quelle recette proposer avec Sandrine, et finalement il me semble que ce phénomène d'attraction-répulsion est ce qu'il y a de plus fort chez James Osmont. Il faut donc un accord un peu particulier, et j'ai repensé à ces Macarons aux poivrons que nous avions fait un jour avec mon chéri, étranges mais bons. Pour coller encore plus au roman, un peu d'encre de seiche dans les coques pour une ambiance noire de chez noire.

Bon appétit !

Macaron au poivron

Faites griller les poivrons rouges au four à 220°C,pendant 20 minutes. Retournez-les et reco...

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